
Je suis amoureuse !
Je ne me lasse pas de regarder ces fleurs de couleur vive, ces feuilles qui tombent délicatement sur le vase, ces branches harmonieusement disposées et cette dynamique d'ensemble qui élève la
composition vers le ciel. Je n'arrive encore pas à en croire mes yeux. Je ne me lasse pas de sentir ce doux parfum qui se dégage, ce mélange de sucré et de doueur qui m'envoute et me ramène à toi.
Je voudrais plonger dans cette odeur de légèreté jusqu'à m'enivrer de ces effluves qui ont envahi la maison. Tu es avec moi. Je ne me lasse pas deffleurer le tissu fragile des roses et le brillant
des anthuriums. C'est une caresse que je te destine.
A des milliers de kilomètres de distance, ce bouquet reçu de toi me prend par surprise, m'émeut aux larmes et me réconforte. Cette douce attention se transforme en présence. Je t'aime.
Par Noiram
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Je crois que je commence à y voir plus clair.A force de réfléchir j'acquiers peu à peu une conscience des choses, relativement troublante il est vrai, mais pas autant destabilisatrice que je ne
l'aurais cru.
Il comble un besoin, c'est cela. Le manque d'affection que je ressens de plus en plus se traduit par l'acceptation voire la recherche de ces moments de tendresse paisible. Une envie de câlins,
comme tu le disais toi même. Moi aussi j'ai envie de câlins. Et ce qui me fait être si tolérante envers ses gestes que je croyais ne pas pouvoir recevoir d'une autre personne que toi, c'est sans
doute la confiance extrême que j'ai en lui et la certitude que je pourrais dire "non" à tout moment sans rien gâcher de notre amitié, c'est l'espoir que réellement il n'exercera aucune pression
d'une manière ou d'une autre, en accord avec ce qu'il m'a affirmé à savoir s'abstenir de tenter quoi que ce soit quand existe déjà une relation. Ma seule inquiétude est de franchir certaines
limites sans même m'en rendre compte et me laisser conduire vers quelque chose que je ne veux pas et que je regretterai ensuite. Si je le laisse tant s'approcher, c'est que finalement je me
sens bien dans ses bras sans penser à aller plus loin. Cependant j'avoue que cette situation me torture quelquefois. Parce que ses mains favorisent l'émergence de souvenirs que je ne pouvais pas
raviver toute seule, parce qu'il me permet de réveiller une mémoire qui utilise des canaux tactiles, parce que la résurgence de sensations que je croyais avoir oubliées me donne l'impression de te
sentir si proche, j'éprouve par instant comme un déchirement terrible en réalisant qu'il n'est pas toi, toi que je désirerais plus que tout trouver à mes côtés.
Par Noiram
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Encore une conversation à ce sujet, encore une ! Ils me donnent l'impression d'avoir fait un choix bizarre et disent avoir du mal à comprendre cette obstination à vouloir conserver à tout prix
quelque chose par quelqu'un qui se trouve si loin. Ils me demandent pourquoi je ne profite pas de cette année d'expériences, expériences qui ne sont pas forcément une remise en cause de tout
à leurs yeux. Ils me demandent comment je peux être sûre. Je ne suis pas sûre. Alors pourquoi ? Parce que je veux y croire.
Dis moi que c'est possible et que ça vaut la peine, toi que j'ai choisi. Dis moi que j'ai raison de vouloir m'accrocher à ce qu'on a construit tous les deux. Même si parfois c'est dûr, je n'ai pas
l'impression de faire un sacrifice. Cette décision a été naturelle, je ne me suis pas posée de questions en partant. Je carresse l'idée de projets communs et j'ai conscience que tu m'apportes
encore beaucoup, même à des milliers de kilomètres. Et surtout, malgré mes doutes, la réponse constante-"c'est toi"- à mes questionnements répétés me confirme ce que je désire.
Au royaume de du plaisir immédiat et de la recherche d'un profit individuel avant tout, est-ce si étrange de décider à deux de s'aimer à distance?
Par Noiram
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Une tension se réveille en moi. Je sens ce serrement au coeur presque imperceptible et ce regard vers un futur qui se rapproche. La machine à fabriquer des scénarios se met en route. Je me
plonge dans le quotidien qui draine son lot d'actions banales et répétitives, mais mon esprit est ailleurs. Je t'attends, voilà. Je t'attends. Pourquoi le compte à rebours s'est-il déclenché si
vite ? J'espérais mine de rien retarder ce moment qui marque le départ d'une agitation croissante. Je le sais, je l'ai déjà vécu. Nous l'avons déjà vécu. Il ne me reste plus qu'à tenter de
tempérer ce bouillonnement intérieur chaque jour plus intense. Ces pensées de toi qui m'obsèdent, ce manque ressenti physiquement, ces rêves érotiques et ces réveils de frustration. Ne pas trop
compter les jours, essayer de se concentrer sur ce que je fais ici, sur ce que je vis également sans toi, me prouver que c'est possible. Et peut être faire appel à Dieu pour trouver la sérénité.
Parce que c'est encore loin, tout ça. Encore trop loin.
Par Pour dire des mots
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Je m'en rends compte, on s'entend trop bien. Je ne devrais pas penser à lui autant. Je sais, ce n'est pas normal, je m'en veux mais je ne peux pas m'en empêcher. Je me sens tellement en confiance
avec lui que j'ai été jusqu'à songer lui demander sa vigilance à lui si jamais la mienne venait à tomber. Je ne veux rien d'autre qu'une amitié.
La loyauté ne s'arrête pas aux actes. Elle est une exigence de tous les jours. Même si je n'ai fondamentalement rien à me reprocher j'ai l'impression de te trahir avec ces pensées qui m'obsèdent.
Je te jure que je ferai tout ce que je peux pour conserver ce qu'on a, parce que je sens bien que malgré tout c'est avec toi que je veux construire.
J'ai tenu de longs mois déjà. Je devrais tenir plus. C'est la première fois que je me dit "pourvu que ça vienne vite, je vais finir par craquer". Et je m'en veux, je te le redis je m'en veux, de
cette fragilité. Je m'en veux parce que je suis presque sûre que tu reste droit de ton côté. Je te fais confiance, vraiment. J'aimerais tellement que tu puisses me faire confiance aussi mais
je ne m'en sens pas digne. Je voudrais t'en parler, mais je me ravise parce que je vais te blesser.
Tu es si loin, je le ressens de plus en plus. Et quelque part, s'il m'attire c'est que tu me manques.
Par Pour dire des mots
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Ne pas tomber amoureuse.
Je ne te tromperai pas, tu le sais comme je le sais. J'ai trop de respect pour toi et notre relation pour y songer, pour briser la confiance qui nous unit et casser ce lien de loyauté. Je ne te
tromperai pas car je ne veux pas m'imaginer avec un autre comme avec toi dans cette douce intimité partagée. Je sais que je ne te tromperai pas quand je pense à tes yeux que je ne pourrais
soutenir, étranglée de la culpabilité qui ne m'amènerait à rien d'autre qu'à te perdre. N'ai crainte, je te serais fidèle. Cela je peux le contrôler.
Surtout, ne pas tomber amoureuse.
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C'est bon de rêver de toi.
C'est revenir à ce qu'on a vécu, à des gestes connus, à une voix si proche
C'est me laisser bercer par une réminiscence qui s'étoffe en douceur vers un présent possible
C'est percevoir encore un frôlement, une caresse, un souffle sur ma peau
C'est ressentir encore l'éveil de tout mon corps accueillant ton regard
C'est imaginer ce que je veux maintenant
C'est rapprocher maintenant un futur trop lointain
C'est me dire qu'ainsi je garde un peu de toi
C'est me raccrocher désespérément à ces bribes qui me restent et que je cultive pour ne pas te perdre
C'est croire que je continue d'être à tes côtés malgré tout
C'est croire que tu continues de m'accompagner malgré tout
C'est sourire en voyant ton visage s'approcher de moi
C'est étendre la main pour t'atteindre dans le vide
C'est sentir ce vide en ouvrant les yeux
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Et voilà on se sent rempli de certitudes, d'une force à toute épreuve et d'une résistance sans faille... Puis une petite réflexion tant anodine qu'inattendue vient remettre en cause tout ce qu'on a
tenté d'établir depuis le début.
Non, pas lui, je vous en prie ! Si je me sentais bien en sa présence c'est parce j'étais sûre qu'il ne tenterait rien. C'est parce que j'avais réussi aussi en croyant cela à
éliminer rapidement la vague attirance que j'avais ressentie en dansant avec lui au cours des premières semaines. Qu'il ne me fasse pas douter, por favor...
C'était trop simple de refuser les avances plus ou moins grossière des inconnus. Trop simple de tourner la tête dans la rue après une apostrophe. Trop simple de ne pas donner de nouvelles après une
fête un peu arrosée. Mais quand la question timide vient d'un ami estimé...
Cela n'a duré qu'un instant. Un peu fragile, c'est toi que j'aime.
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"Ce qu'il y a de bien, avec les relations à distance, c'est qu'on ne se voit pas assez pour pouvoir s'engueuler"... Mais qui a dit un truc pareil ?
Ca fait partie du jeu, les engueulades, les petites engueulades, pas les grosses qui détruisent à chaque fois un peu plus de confiance et de respect mutuel, mais les celles qui mettent les
choses au clair et qui permettent que les raisons d'un désaccord apparaissent au grand jour, pour mieux repartir.
Moi j'aimerais bien m'engueuler avec toi, un peu. Qu'on parle de politique, comme on le faisait souvent, à partir d'un flash info à la télé ou d'une affiche dans la rue... et qu'on se provoque,
un peu, en sortant des arguments plus ou moins valables. Ca c'est encore possible au téléphone, et j'en ris après coup, comme hier. Ca me plait de pouvoir conserver ce genre d'instants. Mais
quelquefois je voudrais aussi d'autres petites prises de tête, pour rien, et qui s'oublient dans la minute. Ils seraient les signes des agacements normaux d'une proximité qui me
manque.
"Ce qu'il y a de bien, avec votre relation à distance, c'est que vous serez super contents de vous retrouver..."
De ne plus être à distance, donc. sic
Mais j'ai peuur, les gens ! J'ai peur de ces retrouvailles en même temps que je les désire de tout mon coeur ! Peur de t'avoir idéalisé, transformé, voire peut-être trahi à mon insu... Qui sait
si, après avoir passé l'obstacle d'un éloignement de plus d'un an, la confrontation brutale l'un à l'autre n'en sera pas un autre à franchir ? D'une vie indépendante mais complétement
tournée vers toi à un chemin à parcourir ensemble au quotien... C'est ce quoi j'ai l'impression que tout mon être tend, pourtant. Les films de ma tête ne me montrent rien d'autre. Des films,
justement, des films...
Ojalà, comme on dirait en espagnol, pourvu que tout se passe bien.
De toute façon, j'ai encore 6 mois pour me préparer.
Par Pour dire des mots
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