Mardi 15 avril 2008
Encore une conversation à ce sujet, encore une ! Ils me donnent l'impression d'avoir fait un choix bizarre et disent avoir du mal à comprendre cette obstination à vouloir conserver à tout prix quelque chose par quelqu'un qui se trouve si loin. Ils me  demandent pourquoi je ne profite pas de cette année d'expériences, expériences qui ne sont pas forcément une remise en cause de tout à leurs yeux. Ils me demandent comment je peux être sûre. Je ne suis pas sûre. Alors pourquoi ? Parce que je veux y croire.

Dis moi que c'est possible et que ça vaut la peine, toi que j'ai choisi. Dis moi que j'ai raison de vouloir m'accrocher à ce qu'on a construit tous les deux. Même si parfois c'est dûr, je n'ai pas l'impression de faire un sacrifice. Cette décision a été naturelle, je ne me suis pas posée de questions en partant. Je carresse l'idée de projets communs et j'ai conscience que tu m'apportes encore beaucoup, même à des milliers de kilomètres. Et surtout, malgré mes doutes, la réponse constante-"c'est toi"- à mes questionnements répétés me confirme ce que je désire.

Au royaume de du plaisir immédiat et de la recherche d'un profit individuel avant tout, est-ce si étrange de décider à deux de s'aimer à distance?

par Noiram publié dans : Pour toi, de toi, pour nous, par moi
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Dimanche 13 avril 2008
Découvrir ce collier de mots
Comme autant de perles de sauvetage
Impuissante
Devant la souffrance de l'autre

Toucher une détresse palpable
Le coeur serré par une vérité terrible
Coupable
De me dire que je vais bien

Essayer une parole fragile
Poussée par une émotion sincère
Consciente
De n'être qu'un appui dérisoire
par Noiram
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Samedi 12 avril 2008
J'y ai pensé toute la journée. Les images me reviennent en tête, les détails oubliés réaparaissent, pleins d'une absurdité qui décourage toute tentative d'interprétation. Pourtant, j'interprète, je questionne, je me souviens... J'essaye en vain de trouver l'explication qui banaliserait l'étrangeté. Pourquoi tant de violence dans ce dernier rêve? Pourquoi cette apparition de mes grands-parents et cette querelle éclatée il y a des années déjà? Pourquoi ces longs cheveux blonds qu'on me coupe et que je n'ai jamais eu?
Mon imagination et mon inconscient m'effrayent. Je recherche un apaisement mais ces voyages nocturnes ont des destinations troublantes. C'est moi mais ce n'est pas moi. Comme un reflet aux multiples facettes où chaque particule serait grossie à l'extrême et suivrait une direction particulière. Le semblant de contrôle que j'aime garder sur les choses s'évanouit quand vient la nuit, mon esprit s'échappe, je deviens une étrangère à moi même qui vit des aventures extraordinaires. Ces aventures qui contiennent pourtant trop de réel pour pouvoir être oubliées...
par Pour dire des mots communauté : De rêves en passions
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Lundi 7 avril 2008
Une discussion de ce matin m'a laissée pensive. En route pour la fac avec mon "compagnon de maison", comme on dit ici, avec une bonne vingtaine de minutes de retard sur l'horaire officiel, nous avons commencé à parler de la ponctualité. Je me suis bien habituée cette année à ne pas stresser pour me présenter en avance en cours ou à des rendez vous, de toute façon tout le monde sait que rien ne commencera à l'heure, à quoi bon se presser ? Chacun arrive à son rythme, les assidus à huit heure, les plus tranquilles un quart d'heure voire une demie heure après, et les pannes de réveil à répétition une heure plus tard. Mon compagnon s'étonnait de l'exigence stricte de ponctualité et de la dépendance à l'horloge que nous pouvions avoir, nous les occidentaux. Pourquoi me faire violence pour repecter l'horaire, à quelle fin ? Pourquoi ne pas s'adapter en douceur à chacun ? Pourquoi cette pression supplémentaire volontairement imposée ?
Selon moi il s'agissait également d'une forme de respect envers l'autre, envers son attente et le temps qu'il a dégagé pour me voir. C'était également une manière d'assurer une dynamique, dans le cadre de la gestion d'un groupe par exemple, ou d'un projet, d'un travail en commun. Comment marcher ensemble si chacun prend son départ de son côté ? Il s'agit peut être d'une pression, mais surtout d'une condition qui permet de vivre et de construire quelque chose à plusieurs. Une condition qui devient coercition ?
Selon lui, cette domination de la pendule n'a pas lieu d'être, nous n'avons pas à être esclave de notre montre. Nous allons tous mourir un jour, à quoi bon vouloir se presser dès maintenant ? Pourquoi absolument vouloir rentabiliser le temps ? Pourquoi ne pas reconnaitre que chacun est différent et mène sa propre cadence?  Si nous ne pouvons travailler ensemble qu'en nous obligeant à une telle règle, c'est que nous avons voulu ne pas y réfléchir autrement et que nous nous sommes enfermés dans cette habitude. Mieux vaut chercher ailleurs une autre harmonie.
Qu'en pensez vous ?  
par Pour dire des mots
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Vendredi 4 avril 2008
Boum, toutes les rancoeurs accumulées depuis des semaines se sont déversées d'un coup, en plein milieu de la cuisine. Un prétexte ridicule sert à faire éclater la bulle. Et les mots fusent, tous plus bas les uns que les autres. L'idée d'une discussion constructive n'est même pas envisageable : il y a trop d'émotion, trop de bruit, trop d'animosité dans l'air. C'est le mépris qui prend la place, toute la place. J'en ai horreur. Moi qui peste contre la tactique de l'autruche, je me redécouvre une certaine peur du conflit : j'ai fui. Je ne l'ai pas soutenu, j'aurais peut-être dû, mais à quoi bon crier plus fort ? Tout semblait si personnel soudain, plein de dédain sous les mots. Ces mots-là que je hais alors. L'impression d'un combat d'épées devant nos yeux, une fois qu'a disparu tout le respect de l'escrime. Un combat sauvage et barbare. Pas de règles, frappe où ça fait mal, vite.
Je trouve qu'elle exagère et je lui ai déjà dit. Je suis d'accord avec lui mais je ne crois pas que d'attaquer comme ça puisse arranger les choses. Je m'efface, qu'ils règlent leurs affaires. Je pense à d'autres moyens d'apaiser la situation, plus tard, quand la pression sera retombée. Encore une fois je me trouve lâche et faible.
par Pour dire des mots
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Vendredi 4 avril 2008
Abattue de chaleur, étendue sur mon lit, j'émerge difficilement d'un sommeil inopportun. Les moteurs de la rue ajoutent au suffocant de cet après midi. Je dois me lever. Je dois combattre cette mollesse qui survient en temps de canicule. Je dois m'habituer à ce temps qui sera mon quotidien... jusqu'en août, m'a-t-on dit. Après, ce sera la saison des pluies.
Il ne me reste qu'à apprécier ce soleil déjà brûlant qui endort la ville de ses rayons ardents.
par Pour dire des mots publié dans : Saveurs du quotidien
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Mercredi 2 avril 2008

Une tension se réveille en moi. Je sens ce serrement au coeur  presque imperceptible et ce regard vers un futur qui se rapproche. La machine à fabriquer des scénarios se met en route. Je me plonge dans le quotidien qui draine son lot d'actions banales et répétitives, mais mon esprit est ailleurs. Je t'attends, voilà. Je t'attends. Pourquoi le compte à rebours s'est-il déclenché si vite ? J'espérais mine de rien retarder ce moment qui marque le départ d'une agitation croissante. Je le sais, je l'ai déjà vécu. Nous l'avons déjà vécu. Il ne me reste plus qu'à tenter de tempérer ce bouillonnement intérieur chaque jour plus intense. Ces pensées de toi qui m'obsèdent, ce manque ressenti physiquement, ces rêves érotiques et ces réveils de frustration. Ne pas trop compter les jours, essayer de se concentrer sur ce que je fais ici, sur ce que je vis également sans toi, me prouver que c'est possible. Et peut être faire appel à Dieu pour trouver la sérénité. Parce que c'est encore loin, tout ça. Encore trop loin.

par Pour dire des mots publié dans : Pour toi, de toi, pour nous, par moi
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Mardi 1 avril 2008
Je n'y croyais plus à cette amitié. J'avais fini par me dire que tant pis je laissais tomber. Malgré toutes les espérances que j'avais mises dans notre complicité rapide, dans les discussions, dans les échanges de savoir-faire culinaires, dans les films regardés ensemble en mangeant des pop corn jusqu'à tard dans la nuit, dans les rires partagés après quelques verres de tequila, dans les rendez vous toujours sous la même statue du Parque Juarez... notre éloignement était devenu une réalité. Après plusieurs tentatives de relance et de soirées avortées, déçue, je m'étais laissée envahir par un certain découragement. S'il était devenu désormais trop compliqué de trouver quelques heures pour se promener ou boire un café, pour se raconter ses vacances ou se parler de ses projets, mieux valait abandonner maintenant l'idée qu'une relation amicale durable était possible plutôt que de poursuivre sans cesse un idéal jamais atteint.

Et puis c'est lui qui m'a rappelée. Rarement un simple message m'a rendue aussi heureuse. Les larmes aux yeux je découvre que l'attachement n'est pas à sens unique. Il prend le relais pour trouver des occasions de se voir au moment même ou je décide d'arrêter de faire des efforts, fatiguée de mes recherches infructueuses. Alors je m'accroche à cet espoir de recommencement avec, malgré tout, cette retenue qui me dit que c'est peut être encore une fois la déception que je vais rencontrer. Tant pis, j'ai envie d'y croire. Je réalise que cette amitié compte pour moi et que c'était un manque d'honnêteté envers moi même de penser que sa perte n'était pas si grave. Je décide de retenir ce signe de sa part et d'oublier tous les à-côtés des derniers mois, de prendre appui sur l'invitation qu'il m'envoie pour effacer ma frustration, de répondre à cet appel pour vivre dans cette relation un nouveau départ.

Merci.
par Pour dire des mots
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Dimanche 30 mars 2008

                                                               

















Ca y est, l'envie est revenue. Aujourd'hui je veux reprendre contact avec l'écriture. Peut être parce que je suis de nouveau plus sûre de moi et que l'introspection inévitable qui survient quand je m'assois devant mon clavier me fait moins peur. J'ai de nouveau envie de rêver. De me laisser porter au gré des phrases sans penser à un horizon certain. Tap tap tap tap, ce bruit qui claque qui clique et qui m'entraîne. Malgré mon attachement vieillot au mouvement de la plume et au brillant de l'encre qui sèche de manière presque instantanée, j'ai fini par m'attacher aussi au picoti des touches de plastique, tic tic.
Pourquoi ce besoin de laisser une trace? Pourquoi ce besoin de se lancer dans un monde inconnu plein d'inconnus à la recherche d'autres contacts ? Pourquoi ce besoin de se cacher pour se dévoiler ?
Vous m'attirez, vous qui savez écrire et nous emporter avec vous si loin ou si proche, dans votre poche. Je vous admire, vous qui laissez couler les mots tout en douceur et reflétez la vie.
Je voudrais être multilingue, et choisir le mot le plus beau de chaque langue pour pouvoir vous offrir un bouquet de pensées.

par Pour dire des mots
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Vendredi 14 mars 2008

...

Même pas envie d'écrire...
par Pour dire des mots
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  • : Le blog de Pour dire des mots
  • : Un besoin, sans doute. Un besoin de jeter des mots un peu au hasard. Un besoin de s'adresser à quelqu'un comme à personne, mais en espérant t'atteindre, quand même. Peut-être parce qu'un cahier est la preuve trop évidente que je ne me parle qu'à moi même...
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